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HEURES SANS SOMMEIL

       On remarque que la pression artérielle durant une nuit blanche ne diffère pas beaucoup avec notre pression artérielle en période d'éveil « classique » ; il en est de même pour le nombres de pulsations par minute. Ainsi, nos paramètres biologiques restent constants.

Cependant, notre activité cérébrale évolue au cours du temps :
- chez un sujet masculin non habitué à ne pas dormir durant la nuit, ses réflexes baissent progressivement entre 22h30 et 4h30 du matin. Au bout de 21 heures sans sommeil,  l'activité cérébrale est très faible puisque le sujet a obtenu un score de 0 au test de rapidité « super reflex, niveau 1».
- chez les deux autres sujets (féminins), la diminution des performances n'est pas autant marquée que sur le sujet précédant. Cependant, une baisse est observable entre 22h30 et 4h30 du matin, heure à laquelle les réflexes sont les moins bons. Une augmentation progressive des réflexes est visible durant la seconde partie de la nuit, c'est-à-dire de 4h30 à 9h. Cela s'explique par l'action de l'hormone ACTH préparant la personne au réveil, produite vers 5 heures.

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Nous nous sommes intéressés aux conséquences d'une nuit blanche sur l'organisme. Pour ce faire, nous avons décidé de nous prêter à l'exercice : nous n'avons pas dormi pendant 24 heures (au moins ). 3 membres du groupe se sont donc réunis la nuit du 27 au 28 Octobre 2012 pour réaliser une nuit blanche.

Protocole 

Nous avons cherché à minimiser les différences entre les 3 sujets afin de pouvoir comparer l'évolution de différents paramètres. Ainsi :
- nous avons fixé une heure commune de réveil : 9h du matin
- nous avons ménagé nos efforts durant la journée (pas de pratique sportive intense etc)
- nous avons mangé le même repas le soir
- nous avons interdit toute consommation d'alcool, drogue ou autre stimulant dans la journée et au cours de la nuit.



Au cours de la nuit, nous avons réalisé des tests notant nos réflexes proposés par les applications suivantes : « Reflex » et « iSommeil ». De plus, nous avons mesuré notre pression artérielle ainsi que le nombre de pulsations par minute à l'aide d'une tensiomètre. Ces mesures ont été réalisées de 22h30 à 9h du matin, à raison d'une fois toute les une heure et demie.

Pour nous maintenir éveillés, nous avons joué au UNO et à d'autres jeux de cartes, regardé des films et séries et construits les graphiques du sondage sur le sommeil des élèves de notre classe.

Résultats de l'expérience

1. Mesures des paramètres vitaux

2. Mesures des réflexes

3. Ressentis pendant et après l'expérience

Pression systolique en fonction de l'heure

Pression dyastolique en fonction de l'heure

Nombre de battements/min en fonction de l'heure

Compte rendu de la nuit blanche de Leslie

Premiers bâillements dès 21h. Mais pas d'autres signes de fatigue ni sensation.
En forme jusqu'à 2h du matin. Premières sensations de véritable fatigue.
3h du matin : ça commence à être déjà un peu plus dur, les yeux piquent et la peau tiraille. Rires nerveux et incontrôlés.
4h - 5h : coup de barre ! les yeux se ferment tout seul. Lutte pour ne pas tomber dans les bras de Morphée. Épuisement. Sensation de froid, frissons. Fourmis dans les bras et les jambes.
6h : Regain d’énergie, coup de barre fini mais peau qui tiraille toujours beaucoup.
8h : danse, chant, rire. Bonne humeur, bonne ambiance. Envie de se dépenser, prête à courir un marathon! 



Le reste de la journée : le matin pas trop fatiguée ; après-midi déjà un peu plus mais pas de 'trous noirs' ou d’anecdote notable ; soir impression de maladie, mal de tête prononcé, fatiguée.

Heure de coucher : 22H
Réveil : 10h30 – Lever : 10h45

Critique de l'expérience 

Même si nous avons essayé de faire de cette expérience un travail scientifique, il est difficile à notre niveau de prendre en compte et d'égaliser tous les facteurs qui peuvent influencer les réactions des cobayes face à une nuit blanche.  

De plus, nos moyens d'évaluer les réflexes ne sont pas 'scientifiquement' prouvés ; les appareils utilisés pour mesurer la tension ou le nombre de battements par minute sont disponibles en distribution libre, ils sont donc vraisemblablement moins précis que des appareils professionnels. 

Compte rendu de la nuit blanche de Sarah

La nuit blanche se décompose en plusieurs étapes, il est facile de rester éveiller jusqu'à minuit, une fois passé ce cap, on se sent peu à peu décliner, on se surprend à bailler, à fermer les yeux... Mais ce n'est rien comparé à l'étape à franchir vers les trois, quatre heures du matin. Ce moment la est très difficile, il suffit de se laisser aller quelques secondes à peine, et on finit la nuit en dormant. Il faut alors bouger, boire, manger, se tenir éveiller pour ne pas succomber ! Une fois cet obstacle passé, le reste de la nuit se déroule facilement, en particulier une fois le jour levé, à condition bien sur de garder une activité.
La matin, je me sentais vraiment en forme, très énergique. Je suis ensuite allée au cinéma vers midi, et là, le noir total ! Je ne me souviens absolument pas du film, et pire, lorsque je parlais, la seconde d'après je me tournais vers ma sœur et disais ʺj'ai parlé la ?ʺ. Je faisais tout dans un demi sommeil et ne me souvenais de rien. J'ai d'ailleurs passé le reste de la journée entre un moment de lucidité et la tête dans un épais brouillard. J'avais également mal à la tête. Il est inutile de dire de que je n'ai pas veillé tard le soir suivant, 21h30 grand maximum et j'ai profité le plus possible de mon lit le lendemain matin !

Compte rendu de la nuit blanche d'Antoine

J'ai passé une matinée et une journée tout à fait comme d'habitude et surtout comme le week-end puisque j'ai fais un peu de sport en allant courir 30mins avec mon chien, mais rien d'épuisant.

Le soir nous nous sommes retrouvés et après nous être installés dans la maison en fin de construction de Sarah nous avons procédé toutes les heures à un test de reflex et un calcul du pouls.
Malheureusement au bout de 22h30mins sans dormir je me suis assoupi, exténué par la fatigue pendant environ 60mins.
C'était prévisible car mes tests de réactivité étaient de plus en plus lents mais mon pouls restait quand même constant.
Nous avons quand même constaté que manger un peu permettait de dissiper un peu la fatigue pendant quelques dizaines de minutes.
Mais il n'existe aucun remède efficace pour lutter contre la fatigue à part bien sur un sommeil réparateur.

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Gérard Antoine

Dundar Soumeyye

Martinon Sarah

Faisan Leslie



Travail réalisé par des élèves de première Scientifique​

TPE 2012-2013

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