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Influence du sommeil sur le quotidien 

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Les premières conséquences du manque de sommeil:

- Raisonnements et réactions retardés.
- Problèmes à écouter et à comprendre des instructions.
- Problèmes de mémoire.
- Fautes et échecs fréquents.
- Problèmes de concentration et de rappel de changements importants.
- Mauvais calculs de situations complexes.
- Problèmes à trouver des nouvelles solutions.
- Tunnel vision: rétrécissement du champ visuel.
- Vue trouble.

Le sommeil est très important dans la vie des êtres vivants. Les adolescents n'échappent pas à cette à cette vérité. L'influence que va exercer leur sommeil sur leur quotidien est immense. 

Un mauvais sommeil va provoquer des angoisses, des problèmes et du stress. Ceux-ci vont eux-mêmes provoquer des tensions physiques qui vont être responsables de mauvaises habitudes de vie. Or un quotidien mal adapté va être l'un des principaux facteurs d'un mauvais sommeil. Le sommeil doit donc être soigné pour ne pas rentrer dans un cercle vicieux.

La qualité du sommeil des adolescents va beaucoup influer sur leur quotidien : sur leur "beauté", sur leur santé, sur leur scolarité, mais aussi sur leur état psychique.

Miroir mon beau miroir

​L'acné ? Fini la plaie !

L'adolescence est une période difficile, on se cherche, on se découvre, on se transforme. On accorde souvent une grande importance à notre apparence et cette dernière est souvent insatisfaisante en partie cause de l'acné qui couvre notre visage, notre cou, notre dos et parfois même nos avant bras. A cause également de nos cheveux qui ont une tendance graisseuse. Tous ces inconvénients sont dus aux glandes sébacées, qui sont responsables de la production de sébum. En temps normal, les glandes sébacées évitent le dessèchement de la peau mais à l'adolescence, elles produisent du sébum en trop grande quantité, ce qui est à l'origine des points noirs et des boutons, ainsi qu'à la tendance graisseuse de nos cheveux. Il a souvent été démontré que l'acné augmentait notre stress mais nous nous sommes posé la question de savoir si le manque de sommeil pouvait favoriser l'acné.

Le manque de sommeil augmente considérablement notre stress, la fatigue décuple notre sensibilité, nos nerfs sont à fleur de peau. Des chercheurs américains ont suivi 19 étudiants, en évaluant leur .....jjf

Un bon dodo et on est plus beau

La nuit, alors que nous sommes profondément endormis, la peau, elle, s'active. Elle reconstitue son film hydrolipidique qui a été agressé durant la journée ainsi que ses réserves en eau  et en nutriments elles aussi amenuisées. Elle mobilise toute son énergie pour s'autoréparer. De 23 heures à 4 heures du matin, les cellules de la peau se renouvellent jusqu’à huit fois plus rapidement que durant le reste de la journée.

Au revoir les cellules mortes du corps, les mauvaises toxines accumulées au cours de la journée, les aliments trop gras, la pollution! Ils sont évacués. Pour les adolescentes, et les adolescents, qui ont la chance d'avoir une peau jeune et tonique, pas besoin de dépenser des fortunes dans des crèmes hors de prix supposées faire une belle peau : apprenez à bien dormir et vous serez tout aussi éclatant(e)s au réveil !

niveau de stress et la gravité de leur acné et ont cherché à comprendre si le manque de sommeil, et donc le stress, pouvait aggraver leur acné.
En prenant en compte les périodes d'examens, la durée et la qualité du sommeil, le nombre et la qualité des repas ainsi que d'autre facteurs, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les étudiants les plus stressés étaient ceux qui présentaient les aggravations les plus marquées. Une relation avec la diminution de la qualité du sommeil (souvent répandu en période d'examens) a été notée.
Malgré le faible nombre de personnes impliquées dans l'étude ainsi que le faible nombre d'études sur ce sujet, nous pouvons penser que le manque de sommeil est effectivement un facteur aggravant l'acné.

Poids et forme physique

Fragilité psychologique des adolescents

​L'âge adolescent correspond à une période mouvementée dans la vie d'une personne. En alternant des épisodes d'agitation, d'euphorie, de calme mais aussi de déprime, les adolescents sont soumis à de nombreux sentiments différents. Ce déferlement d'émotions souvent poussées à l’extrême peut causer des troubles chez ces jeunes adultes fragiles psychologiquement, mais ceux-ci sont caractéristiques de l'adolescence et sont normalement transitoires. Or, lorsque ces troubles persistent, les jeunes peuvent tomber dans des phases de dépression au même titre qu'un homme de 50 ans voire  éprouver des intentions suicidaires. Chez les 15-24, près de 40 000 tentatives de suicides sont déclarées chaque année, plus de 600 jeunes en meurt : c'est la première ou deuxième cause de mortalité (selon l'année) dans cette tranche d'âge !

Si les différents évènements de la vie agissent donc directement sur l'état mental de l'adolescent, le sommeil, trop souvent mis de côté, influe énormément sur l'état de bien-être psychique. En effet, un sommeil trop court ou de mauvaise qualité peut augmenter considérablement le risque de dépression chez les adolescents.

Une étude américaine menée par le centre médical de la Columbia University s'est interrogée sur le lien sommeil-dépression. Les chercheurs ont donc recueilli des renseignement à l'aide de questionnaires auprès de 15659 adolescents (collégiens ou lycéens) mais aussi auprès de quelques parents. Différents chiffres marquants sont ressortis de cette étude :
- 7% des adolescents sondés ont montré des signes de dépression
- 13% auraient eu des pensées suicidaires au cours de l'année écoulée auparavant
- se coucher après minuit augmenterait de près de 25% les risques de dépression et de 20% l'apparition des idées suicidaires chez les adolescents en comparaison avec un coucher à 22 heures
- dormir moins de 5 heures par nuit augmente les risques de dépression de 71% et les idées suicidaires de 48%.
- 7h53 par nuit, c'est la durée moyenne d'une nuit de sommeil d'un adolescent, loin dernière les 9 heures recommandée.

Pourquoi de tels chiffres ?

Les adolescents sont en pleine construction, ils se forgent leur propre personnalité et prennent conscience d'eux-mêmes ainsi que du monde. Leur équilibre psychologique est donc souvent perturbé mais un sommeil de bonne qualité et assez important en terme de durée permet de préserver cet équilibre. Lorsqu'on dort, le cerveau dynamise ses connexions neuronales qui gèrent les stimulis négatifs et le mauvais stress survenus durant la journée, elles améliorent également nos capacités à juger ou à maîtriser nos impulsions.
C'est pourquoi le manque de sommeil retentit directement sur l'humeur générale d'une journée : on devient moins avenant, on subit des sautes d'humeur parfois violentes et on s'irrite plus facilement, ce qui est désagréable à la fois pour soi mais aussi pour l'entourage. Les relations sociales (avec les amis comme avec la famille) sont ainsi plus compliquées et il est courant d'observer un repli sur soi ; or un adolescent en pleine recherche identitaire peut ne pas être apte à supporter de telles conditions de vie.

Le sommeil influe donc sur l'état psychologique des adolescents. Un bon sommeil serait alors une mesure au moins préventive de la dépression ou des idées suicidaires chez les adolescents et certainement plus efficace que des « antidépresseurs ».  Les parents doivent être les premiers à prendre conscience du problème et devenir (pourquoi pas?) « plus fermes » vis-à-vis des heures de coucher, ne pas laisser leurs enfants se coucher après 22h30 en semaine. Le sommeil peut être l'un des facteurs poussant un adolescent à mettre fin à ses jours (cas extrêmes). Il faut donc sensibiliser les jeunes et les inciter à reconsidérer la place de leur sommeil dans leur quotidien, quitte à les obliger à faire quelques sacrifices... 

Cernes et poches, stop les yeux moches!

Si notre visage trahit souvent une nuit trop courte c'est avant tout la faute aux contours de nos yeux : cernes et poches traduisent tous deux notre fatigue. Ils peuvent être héréditaires et/ou permanents mais la plupart du temps ils sont bien causés par un temps de repos pas assez long... 

La peau du contour de l'oeil, extrêmement fine (entre 0.5 et 0.01 millimètre), est très fragile et regorge de capillaires sanguins ; cette zone dépourvue ou presque de film hydrolipidique est donc plus sensibles aux agressions que le reste de la peau. Les cernes sont dus à une mauvaise microcirculation sanguine et à un système lymphatique lent (système drainant des différents liquides de l'organisme et élimant ses déchets) : le sang est alors visible et la peau prend par transparence une couleur bleutée ou marron (selon les carnations). Ces

 

systèmes circulants sont efficaces lorsque la zone intéressée est immobile durant une longue période comme par exemple une nuit de sommeil. Ainsi, plus on dort, plus la circulation est efficace, moins on a de cernes, et réciproquement moins on dort, moins la circulation est efficace, plus on est cerné! Donc pour avoir l'air parfaitement reposé, au lieu de se tartiner avec un contour des yeux anti-cernes, pensez à bien dormir!

 

*Astuce: Dormir sur le dos est reconnu comme étant une position plus adaptée pour éviter l'accumulation de liquides sous les yeux, donc entraîner la diminution significative des cernes et des poches.

Lorsqu'on dit scolarité on pense directement à l'apprentissage et à la mémorisation or ces derniers nécessitent de la concentration. Donc, par déduction, le sommeil influence aussi la concentration, la mémoire et l'apprentissage. Ainsi, il existe un lien entre le sommeil notamment sa qualité et sa durée et entre la concentration, l'apprentissage et la mémorisation à l'école. En classe, pour que les jeunes puissent apprendre et mémoriser, ils doivent d'abord se concentrer c'est-à-dire orienter leurs activités mentales sur un même sujet. Pour ce, l'élève doit être en forme, ne doit pas être fatigué et doit donc bien écouter en classe et prendre des notes. Donc le sommeil a un rôle dans ce processus puisque le fait d'être fatigué (bailler, avoir les yeux qui se ferment...) empêche l'élève de se concentrer et de bien écouter/suivre le cours. Ensuite, il faut savoir que c'est le sommeil paradoxal qui nous prépare à bien apprendre et à bien mémoriser le lendemain à l'école. Et pendant cette phase le cerveau reste en activité contrairement au corps qui est relâché qui est au repos mais il émet aussi des ondes plutôt rapides et larges visibles sur l'électro-encéphalogramme, tracé de l'activité électrique cérébrale obtenu grâce à l'électro-encéphalographie, tandis que ces ondes sont lentes durant le sommeil lent. En effet, pour bien apprendre et mémoriser le lendemain, il faut avoir un sommeil paradoxal de bonne qualité et de durée longue sinon l'élève sera perturbé pour l'apprentissage de tâches complexes ou nouvelles. Réciproquement, un bon apprentissage  permettra à l'élève d'avoir un sommeil paradoxal long. De plus, le sommeil paradoxal le plus important, soit le meilleur en quantité et qualité, est celui qui suit immédiatement l'apprentissage. En revanche, manquer le sommeil paradoxal la première et troisième nuit suivant l'apprentissage affectera la mémoire. On remarque alors qu'interrompre le sommeil paradoxal de la troisième nuit occasionnera une perte de 30% des connaissances, par contre si cela se fait la deuxième nuit alors il n'y aura aucun déficit de la mémoire. Ainsi, les étudiants qui prennent le temps de bien dormir et qui surtout n'écourtent pas la fin de leur sommeil qui correspond au sommeil paradoxal, sont les étudiants qui obtiennent de meilleurs résultats scolaires. Ainsi, comme l'a dit le neurobiologiste, Joseph De Koninck : « le fait de couper ces heures précieuses, celles du sommeil paradoxal survenant le matin, au profit d'une période d'études avant un examen, n'est pas une bonne stratégie pour l'apprentissage à long terme et peut même affecter la mémoire à court terme ». De plus, en période d'examen où l'étudiant est en situation d'apprentissage intense, son sommeil paradoxal s'allonge de 50%.

L’influence du sommeil sur la faim

Nous savons que le sommeil est un des éléments régulateurs et réparateurs pour l’organisme. Ainsi, une privation de sommeil entraîne une perte de poids (car le corps puise dans toutes ses réserves d’énergie). Mais un manque de sommeil chronique entraîne un effet inverse. En effet, ces manques de sommeil sont souvent à l’origine d’obésité. Il est prouvé que le manque de sommeil répétitif déstabilise la régulation de l’appétit et augmente la sensation de faim. Selon les recherches, la réduction de la durée du sommeil perturbe les hormones qui régulent l’appétit, en abaissant le taux de leptine (hormone qui réduit l’appétit) et en augmentant le taux de ghréline (hormone qui stimule l’appétit). Et nos réflexes face à cette sensation seront de se tourner vers une nourriture riche en calories et en hydrates de carbone ce qui conduira à une prise de poids et favorisera l’apparition du diabète. Cette tendance à nous tourner vers cette nourriture mauvaise pour la santé, nous est commandée par notre cerveau, qui, épuisé, a besoin de glucose et nous fait nous tourner vers un régime plus gras.
En définitive, pour éviter les kilos superflus, une bonne nuit de sommeil est le meilleur remède, et évite de nombreuses maladies !

Une scolarité perturbée

L’influence du sommeil sur le sport

La qualité du sommeil profond dépendra de l’heure à laquelle on s’est couché : plus l’on se couche tôt, meilleur sera notre sommeil profond. Une nuit agitée ou l’accumulation de nuits « pauvres » en sommeil est source de fatigue.

Le sommeil est un temps de sécrétion privilégié pour l'hormone de croissance dont les effets sur la récupération musculaire sont reconnus. Par ailleurs, les phases de sommeil lent profond ont des effets réparateurs : il entraîne un repos des cellules du cerveau et ainsi des systèmes contrôlant l’activité musculaire, ce qui a pour conséquence une relaxation générale et complète de tous les muscles. Enfin, ce repos cellulaire permet une élimination plus rapide des toxines et autres déchets par l’organisme. C’est donc grâce à un sommeil efficace que le sportif sera dans des conditions optimales d’élimination de toutes sortes fatigues (nerveuse et physique).

Aucun animal n'a été blessé durant la réalisation de ce site © All Rights Reserved

Gérard Antoine

Dundar Soumeyye

Martinon Sarah

Faisan Leslie



Travail réalisé par des élèves de première Scientifique​

TPE 2012-2013

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